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Pourquoi l’AFAUP ?

L’Agriculture Urbaine se développe rapidement, et sur de multiples territoires.
Issue de projets souvent hybrides, elle prend de multiples formes : plus ou moins technologique, associative ou entrepreneuriale, orientée vers la production, le social ou l’environnement (ou les 3…).
Notre conviction : L’union fait la force !
L’AFAUP se donne les missions suivantes :

  • Fédérer ces multiples formes de projets, afin d’être plus audibles, mieux représentés et plus à même de rendre les services que nous proposons.
  • Apprendre à mieux nous connaître, afin de bénéficier des expertises de chacun et de construire l’agriculture de demain ensemble plutôt que chacun de notre côté.
  • Regrouper nos idées et notre enthousiasme pour augmenter nos chances de remporter des marchés publics ou privés et mieux appréhender les questions réglementaires, juridiques, administratives et économiques.

Qui peut adhérer à l’AFAUP ?

Association => l’objectif est la mise en commun…
Française => …des initiatives menées depuis la France…
D’Agriculture Urbaine => …entre fournisseurs de produits et services agricoles et/ou agronomiques pour les villes…
Professionnelle => … et qui en font leur métier
Notre proposition : accueillir les associations ayant au moins un salarié, les TPE et PME répondant à cette définition.
Pour la première année de l’AFAUP au moins, nous avons fait le choix de ne pas intégrer de grandes institutions, ni de grandes entreprises.

Comment adhérer à l’AFAUP ?

L’adhésion peut se faire depuis notre site web ici. La cotisation annuelle est de 200 euros.

Deux membres de l’association prennent connaissance de votre demande d’adhésion et reviennent vers vous pour vous accueillir si vous correspondez aux critères susmentionnés.

Qu’est ce que l’Agriculture Urbaine ?

Toute action de cultiver les villes est reconnue comme agriculture urbaine. Que ce soit à but commercial en vendant des produits issus de productions agricoles, à but social en installant des jardins dans des écoles ou lieux publics, ou même à but militant en lançant des bombes de graines dans des parcs !

L’agriculture urbaine est souvent définie sous la forme proposée par Mbaye et Moustier (1999) : « C’est l’agriculture localisée dans la ville ou à sa périphérique, dont les produits sont majoritairement destinés à la ville et pour laquelle il existe une alternative entre usage agricole et non agricole des ressources. Une alternative entre usage agricole et non agricole des ressources, alternative de concurrence, mais aussi de complémentarité entre agriculture et ville. Cette définition présente trois grandes caractéristiques de l’agriculture urbaine. La localisation, le marché de consommation, et les alternatives d’utilisation des ressources. »

Comment se former à l’Agriculture Urbaine ?

  • Les meilleures formations restent l’expérience, par des stages en entreprise par exemple. N’hésitez pas à poster vos demandes de stage via notre site web ici afin de postuler chez l’un de nos membres.
  • La chambre d’agriculture offre des formations très variées qui peuvent être financées pour les porteurs de projets agricole par le fonds de formation VIVEA. Renseignez-vous auprès du point « info installation » de votre chambre d’agriculture.
  • Pour les formations à l’hydroponie/bioponie/aquaponie vous pouvez vous adresser à Les Sourciers, membre de l’AFAUP qui propose des formations théoriques et pratiques de plusieurs jours sur son exploitation dans le Gers.
  • L’école d’ingénieur AgroParisTech propose une année de spécialisation (niveau M2) Ingénieur des Espaces Végétalisés en Ville (IE2V) avec un cursus foresterie urbaine et un cursus agriculture urbaine.
  • L’école municipale du Breuil lance, cette année (2017), en mars, une formation de spécialisation en agriculture urbaine.

Quelle est la définition et quelles sont les différences entre hydroponie, bioponie et aquaponie ?

Ces techniques ne datent pas d’hier, elles étaient utilisées par les plus grandes civilisations, Incas, Aztèques, dans les célèbres jardins suspendus de Babylone… car elles présentent de nombreux atouts, en particulier de grandes économies d’eau.

L’hydroponie, la bioponie et l’aquaponie sont trois techniques de culture hors-sol, assez similaires. Le principe est simple, il s’agit de faire pousser des plantes sans terre, en remplaçant le support par un substrat inerte, avec les racines qui trempent dans l’eau. À celle-ci, il faudra ajouter des nutriments minéraux (hydroponie traditionnelle), de la matière organique (bioponie et aquaponie) et dans tous les cas de l’oxygène. Les racines flottent avec bonheur dans cette eau où elles peuvent se nourrir avec facilité des nutriments qui leur sont mis à disposition. Le tout fonctionne généralement en circuit fermé recirculé par une pompe. L’origine de la solution nutritive va définir l’appartenance à l’une des trois catégories.

En Hydroponie traditionnelle, on ne rajoute à l’eau que les nutriments minéraux, sous forme d’ions, donc directement assimilables par les racines des plantes. C’est simple, efficace et sain. Il peut y avoir des réticences devant le terme « minéraux », mais il s’agit en fait de la même chose que ce que l’on retrouve dans l’eau minérale par exemple calcium, potassium, magnésium…. Ils sont en moyenne 16 éléments avec le carbone, oxygène, hydrogène à être présents partout dans l’air et dans l’eau.
Un inconvénient de l’hydroponie traditionnelle est que les minéraux, bien qu’ils ne soient pas dangereux pour la santé, proviennent de mines et pour certains cette ressource est limitée. D’où le développement des deux autres catégories :

En Bioponie, on n’utilise pas de nutriments minéraux, mais uniquement des nutriments organiques. Les plantes ne savent pas assimiler ces molécules, il faut donc rajouter au système un biofiltre et tout mettre en œuvre pour le développement des bactéries, car ce sont elles qui vont transformer les molécules organiques en ions, alors assimilables par les plantes. Les nutriments organiques peuvent être faits « maison » (thé de compost, purins…) mais il est difficile de bien doser la présence et la quantité de chacun des éléments nécessaires à la croissance de la plante. On peut aussi en trouver tout prêt dans le commerce.

En Aquaponie, la complexité augmente : on utilise les déjections des poissons comme base pour la nutrition des plantes. On produit donc à la fois des poissons et des plantes. Et comme dans la bioponie, les déjections des poissons sont des molécules organiques, donc non directement assimilables par les plantes. Il faut rajouter des bactéries pour faire ce travail. Il y a donc 3 mondes à gérer (avec trois besoins physico-chimiques différents) : le monde des plantes, le monde des bactéries et le monde les poissons.
Pour bien tout comprendre : les déjections des poissons apportent principalement de l’azote et un peu de phosphate, ce qui n’est pas suffisant. Mais selon la nourriture donnée aux poissons (sa qualité, sa composition), on peut compter sur elle pour apporter d’autres éléments organiques et/ou minéraux. Malgré cela, en exploitation commerciale, pour éviter les carences, il est souvent apporté des compléments sous forme organique (purins, …) et/ou minérale (c’est le cas des ajusteurs de pH comme le calcium et potassium, ou le fer et oligoéléments) directement dans l’eau ou en aspersion foliaire sur la plante.

N’est-il pas anti écologique de faire de l’agriculture indoor, dans un milieu totalement artificiel ?

Rien ne sera jamais plus écologique qu’un maraîchage biologique en serre froide et en pleine terre à la périphérie immédiate des villes. Aujourd’hui, ce type d’agriculture est en plein essor et va continuer à croître mais la pression foncière pose un gros problème à l’extension de ce type de culture.

Beaucoup de ce que nous consommons vient de loin, et est cultivé avec l’usage de beaucoup de pesticides, d’engrais de synthèse, dans des conditions sociales pas toujours idéales. Le voyage abîme les produits et leur fait perdre leurs qualités nutritionnelles.

Il existe aujourd’hui des techniques économes en eau et en énergie (LED, hydroponie en boucle fermée), avec des engrais de qualité, qui permettent de cultiver en ville des produits de grande qualité, à coût écologique, social et économique acceptable.

Pour certain membres de l’AFAUP, il est possible et même souhaitable de développer des cultures dans des milieux artificiels, car leur impact global est nettement plus positif que leur alternative en conventionnel. Mais le débat n’est pas clos !

Quelle est la différence entre l’agriculture urbaine et l’agriculture rurale ? Peut-on faire de l'AU en milieu rural ?

Les différences entre ces deux agricultures sont surtout liées à leur proximité et à leur relation avec la ville. Mais attention, l’agriculture urbaine est une forme parmi toutes les formes d’agricultures et certaines formes d’agricultures rurales (ferme pédagogique ou cueillette en libre service par exemple) ont un mode de fonctionnement très proche de l’agriculture urbaine. Cette dernière est soumise à la même réglementation que l’agriculture, mais elle cherche à davantage diversifier ses activités et est soumise à de nombreuses contraintes qu’imposent les villes.

Enfin, au delà des différences, ce sont les complémentarités qu’il faut observer. L’agriculture urbaine peut permettre de former de nouveaux installés en milieu rural, des systèmes de coopération entre une exploitation rurale et une ferme urbaine peuvent exister etc… Le souhait de l’AFAUP est de parvenir à développement conjoint de tout cela !